Beau temps ensoleillé mais froid (2 à 3°C), une petite vingtaine d'inconditionnels est là pour profiter du soleil et surtout des paysages de la baie de Bonne Anse à la période de migration des canards et des limicoles qui n'auront pas manqué une halte salutaire dans ce réservoir naturel de nourriture à portée de bec !
Tout d'abord Eric nous présente la végétation du littoral, ici un nid de chenilles processionnaires dans un pin maritime,
Là, la dune face à l'océan qui se modifie chaque année de plusieurs mètres ; c'est ainsi que le phare de la Coubre construit en 1905 à 1800 m de l'eau se retrouve aujourd'hui en bordure de rivage soit un recul du littoral d'environ 15 m/an; en effet, sous l'effet des vents, des marées , des courants et des tempêtes , les bancs de sables se déplacent et modifient considérablement les milieux littoraux (ensablement de la baie dû aussi a l'apport des alluvions de la Gironde, et au développement de la végétation en milieu salé). Les oiseaux tirent bénéfice de ce milieu très riche : coquillages, vers, crevettes, crustacés, insectes et espèces microscopiques; les herbiers de plus en plus présents constituent des abris précieux contre vents et prédateurs.

c'est un signe, de très nombreuses traces de sangliers venus eux aussi se nourrir, nous conduisent au bord de l'eau sur un terrain assez vaseux où les herbiers constituent de petits ilôts de verdure permettant aux oiseaux de se tenir éloignés à l'abri derrière cette barrière naturelle.
On distingue de nombreux oiseaux mais les jumelles sont nécessaires pour permettre leur identification : bernaches cravant, tadornes de belon, bécasseaux variables, pluviers argentés nous ont bien occupés tant il est difficile de distinguer les éléments distinctifs entre espèces voisines;
ici, de magnifiques tadornes de belon
les oiseaux ne font pas vraiment d'efforts pour se présenter devant nous !
Bien enmitouflés, nous progressons vers le fond de la baie pour tenter de s'en approcher sans les effrayer.
Astrer maritime en défloraison Salicorne
On distingue à présent, des bécasseaux variables, assez trapus au bec assez long (ci-dessous),
et des pluviers argentés, beaucoup plus gros et dotés d'un bec court .
bécasseau variable (à gauche), pluvier argenté (à droite)
La sortie se termine, le spectacle offert par les oiseaux nous a réjouit, les tadornes en profitent également pour se dégourdir les ailes et nous dire au revoir.
Allez les revoir, ils sont nombreux à cette période sur notre littoral.