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Eoliennes à Oléron : Contre un plat de lentilles, les élus d’Oléron et du Pays Royannais vont-ils vendre leur droit d’aînesse, et les « défenseurs de l’environnement » laisser détruire notre patrimoine naturel ?

Il faut décidément mettre les points sur les i, résumons :
Construire une centrale d’éoliennes en mer à Oléron serait : 1- un désastre pour l’environnement 2 -Un non-sens très coûteux si le but est de diminuer les émissions de gaz carbonique de la région. 3- un non-sens économique désastreux pour les Français 4- une réalisation parfaitement inutile pour la Région.

1-Un désastre pour l’environnement :

- Cette zone est une zone sismique : la centrale éolienne serait située au-dessus de l’épicentre du grand tremblement de terre de 1972, qui a été ressenti jusqu’à Paris. Il faut non seulement vérifier que les éoliennes seront conçues pour résister à un tel tremblement de terre, mais aussi s’assurer que les travaux ne seront pas susceptibles d’en déclencher, étant donnés les considérables ébranlements du sous-sol que provoquerait l’enfoncement d’énormes pieux par battage, et l’instabilité de ce site. Une étude doit être faite par des experts de la question, en toute indépendance, et ses conclusions examinées sur la place publique avant le lancement d’un appel d’offres et non après !
Séismes en France

- La côte Ouest de l’île d’Oléron est engraissée par des sables amenés du large par les courants marins, et cela permet à sa partie Sud, sur la commune de Saint-Trojan, de résister tant bien que mal à l’érosion et à la submersion. Cela protège en même temps le Pertuis de Maumusson, et les parcs ostréicoles des Bassins ostréicoles de Marennes - Oléron et de la Presqu’île d’Arvert, des effets de la houle du large. Ces courants seront inévitablement perturbés par l’installation de ces 80 éoliennes géantes. L’étude doit être faite par des experts de la question, en toute indépendance, et ses conclusions examinées sur la place publique avant le lancement d’un appel d’offres et non pas après.

- La côte Ouest de l’île d’Oléron est riche en biodiversité et pour cette raison fait partie du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. Elle se trouve sur le trajet d’un important passage d’oiseaux migrateurs. Incontestablement, les travaux considérables, puis le fonctionnement des éoliennes et leur maintenance vont perturber durablement la vie marine et avicole dans ce secteur, et cela est avéré par les constatations faites en Europe pour des centrales en fonctionnement. A quoi rime ce Parc naturel marin, qui a eu tant de mal à voir le jour, si c’est pour y installer ensuite 80 éoliennes géantes, qui sont des installations polluantes (huiles de graissage, métaux libérés par l’usure et la corrosion...) et le sillonner pendant des années avec des bateaux et des hélicoptères de maintenance, sur une surface équivalente à celle de l’île d’Oléron ? Une étude doit être faite par des spécialistes de la question, en toute indépendance, et les conclusions examinées sur la place publique avant le lancement d’un appel d’offres et non pas après.

-   Ces 80 éoliennes seront des engins d’une hauteur au-dessus de l’eau de 180 à 200 m pales comprises, soit plus de 3 fois la hauteur du phare de Cordouan ou de la cathédrale de Royan, plus de 6 fois celle des grues parfaitement visibles depuis Saint-Georges de Didone, à 10 km de distance. Elles marqueront donc le paysage, même à 15 km de distance et seront très visibles, même de Royan, de jour comme de nuit, sauf par temps de brouillard.

 Un nouveau mur de l’Atlantique, en somme ! Pour chacune de ces éoliennes, les fondations seront d’ailleurs beaucoup plus importantes que les casemates du mur de l’Atlantique. Les éoliennes seront reliées à un poste électrique central par des câbles de 33 000 volts. Il faudra aussi installer deux lignes sous-marines de 225 000 volts pour évacuer l’électricité produite. Les fonds marins seront profondément bouleversés sur toute la surface de l’installation. La surface affectée d’une manière ou d’une autre aura l’ordre de grandeur de celle de l’île d’Oléron ou de la Presqu’île d’Arvert.

La faune marine souffrira pendant toute la durée de réalisation, soit 3 à 4 ans, en particulier à cause des bruits de percussion et des ébranlements du sous-sol pendant la réalisation des fondations et le battage des pieux, ensuite à cause des bruits sous-marins et des infrasons, de très grande portée (la dizaine de km) liés au fonctionnement des éoliennes.  Le bruit des travaux en Mer Baltique allemande pour y installer des éoliennes en mer a par exemple affecté considérablement les grands mammifères marins.

- L’électricité produite, devra être amenée à la côte par des câbles à très haute tension (225 000 volts) qui passeront forcément sous une plage de la Côte Ouest. Mais la quantité d’électricité produite sera bien supérieure à la consommation des habitants de l’île, même en période touristique. Il faudra donc l’évacuer, et faire traverser l’île puis le coureau d’Oléron à ces câbles, puis aller chercher un raccordement au réseau haute tension près de Rochefort par une ligne à haute tension traversant les marais de Brouage ou les parcs à huître de Marennes. Un plan complet des travaux nécessaires et l’estimation de leur coût doivent être présentés aux habitants concernés, avant tout appel d’offres.

2 -Un non-sens très coûteux si le but est de diminuer des émissions de CO2 de la région :

C’est une grande imposture de prétendre que le développement des centrales éoliennes en France peut y réduire significativement les émissions de CO2 de la production électrique, les éoliennes d’Oléron pas plus que les autres. Il est stupéfiant, et même scandaleux, que les médias n’aient jamais dénoncé cette imposture pourtant d’une grande évidence. Des dix pays les plus producteurs d’électricité au monde, la France est celui dont les émissions de CO2 de la production électrique sont les plus faibles par kWh d’électricité produite. Elle le doit au fait qu’elle utilise très peu les combustibles fossiles pour la production d’électricité, mais essentiellement du nucléaire et de l’hydraulique. Elle produit par exemple actuellement 8 fois moins de CO2 par kWh que l’Allemagne. En effet celle-ci, malgré un très fort développement de l’éolien, utilise depuis quinze ans toujours autant de combustibles fossiles, et en particulier de charbon extrêmement polluant, pour produire son électricité, avec de grands dommages pour la santé publique (environ 10 000 morts prématurées par an). Seules en Europe la Suède et la Suisse, qui ont aussi des centrales nucléaires, font un peu mieux que notre pays, parce qu’elles disposent de beaucoup plus d’hydroélectricité par habitant.

La nouvelle Région est exemplaire à cet égard, car les émissions de CO2 de sa production électrique sont encore plus faibles que la moyenne française, en fait elles sont insignifiantes.  Comment les éoliennes d’Oléron feraient-elles diminuer des émissions de CO2 qui n’existent pas ? Le promoteur nous cite les déclarations du gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE), selon lesquelles l’éolien contribuerait en France à la diminution des émissions de CO2. Mais il se garde bien de nous dire que la production d’électricité de ce parc sera intermittente (voir note ci-dessous)). Une diminution des émissions de CO2 n’aura lieu que fugacement lorsque, par un rare et heureux hasard, des vents forts coïncideront avec une forte pointe de la consommation d’électricité. Cela permettra en effet de réduire à ces rares moments les émissions dues aux centrales à combustibles fossiles qui sont habituellement utilisées pendant les périodes de pointe, mais en fait si peu à l’échelle de l’année !  

Le prix de ces éoliennes étant très élevé et les quantités évitées annuellement très faibles et aléatoires, la dépense par tonne de CO2 évitée de cette façon est astronomique. En France, et encore moins dans notre Région, ce n’est pas avec des éoliennes que l’on réduira nos émissions de CO2, mais dans les principaux secteurs émetteurs, qui sont l’habitat et les déplacements. Si le but est vraiment de diminuer les émissions de CO2, comme la France s’y est engagée lors de la COP 21, c’est là qu’il faut mettre d’urgence les sommes énormes gaspillées avec les éoliennes.

3 - Un non-sens économique désastreux pour les Français :

 Le projet, nous dit le promoteur, coûtera 2 milliards d’Euros. En fait, les coûts actuels de construction d’une centrale éolienne marine de cette taille sont actuellement plus près de 3 milliards, si tout est scrupuleusement compté. Et il ne s’agit là que d’exemples de centrales installées par eaux très peu profondes. De plus, il n’existe à ce jour aucun exemple en Europe de centrale éolienne en mer installée dans une zone sismique, et pour cause !
 A ces sommes, il ne faut pas oublier d’ajouter le coût de raccordement au réseau, dont on peut parier qu’il sera imputé à EDF, et donc non compris dans le budget présenté par le promoteur, et ne pas oublier d’exhumer le coût des subventions de tout genre, directes ou indirectes. Et bien sûr le coût considérable du démantèlement, une fois ces éoliennes hors d’usage.

3 milliards, c’est-à-peu près le budget prévu pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame- Des Landes ! 

 Il faut ensuite réaliser que la durée de vie prévisible des éoliennes marines, malgré la maintenance, n’est au mieux que de quinze ans, du fait de la corrosion. Il faudra donc repasser régulièrement à la caisse. Ce projet coûtera donc à la collectivité environ 10 milliards d’Euros actuels sur les 60 ans à venir, tout cela pour produire environ 1,2 TWh d’électricité par an.  Pour comparaison, l’EPR de Flamanville, dont le coût est régulièrement présenté comme astronomique, coûtera sur les 60 ans à venir, en y comptant la maintenance et le démantèlement, 15 à 16 milliards d’Euros actuels, mais pour produire environ 12 TWh par an, soit 10 fois plus. Nous avons donc là un projet dont le coût de l’électricité produite sera de 6 à 7 fois supérieur à celui de l’électricité produite à Flamanville.
Il y a une autre façon d’évaluer le coût de ce projet pour le contribuable: c’est de connaître le tarif de rachat par EDF de l’électricité produite par ces éoliennes, qui lui sera imposé suite à l‘appel d’offres. Pour les centrales d’éoliennes en mer actuellement programmées en Bretagne et en Normandie, il a été de 220 Euros par MWh produit. A Oléron, compte-tenu que le vent n’y est pas aussi bon, il sera au minimum de l’ordre de 250 Euros. Et quoi qu’en dise le promoteur, il serait miraculeux que d’ici la construction il se produise une baisse substantielle des tarifs de rachat. C’est toujours pour l’instant le contraire qui s’est produit !

250 Euros le MWh, sans doute plus en réalité, c’est environ 10 fois  le prix actuel de l’électricité sur le marché de gros ! Pour que ce projet soit rentable pour le promoteur, le consommateur-contribuable devra payer de sa poche la différence, soit 225 euros par MWh, par le biais de ce qu’on appelle la Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Cela représente une somme annuelle de 225 millions d’Euros. Sur 60 ans, cela fait 13,5 milliards d’Euros, ce qui est encore plus élevé que l‘estimation précédente. 

Mais où ira tout cet argent ? Pour l’essentiel en Allemagne, au détriment de notre balance commerciale, qui n’a vraiment pas besoin de cette charge supplémentaire, et non en France, car le promoteur est Allemand. Les éoliennes seront construites à Brême, installées par des bateaux allemands et maintenues par le personnel qualifié du constructeur, Allemands et Polonais, qui viendront de ces pays à l’occasion ! Quelques emplois de manutentionnaires seront créés à Oléron de façon pérenne, une dizaine, peut-être deux.  Il suffit d’aller voir comment les promesses sont tenues pour les centrales d’éoliennes en mer actuellement programmées en Bretagne et en Normandie pour s’en faire une idée. Mais les promesses, selon l’adage, rendent les fous joyeux.

Bien sûr, nous sommes en Europe, mais il n’y a-t- il pas mieux à faire de ces milliards prélevés dans la poche des consommateurs d’électricité français que de soutenir l’emploi en Allemagne ? Imaginons par exemple ce qui serait possible de faire dans notre Région, et les emplois qui pourraient être créés, si tout cet argent était utilisé pour soutenir nos PME !

4- Une réalisation parfaitement inutile pour la nouvelle Région.

Mais à quoi donc servira cette électricité ? Certainement pas à la nouvelle Région, dont la production, environ 42 TWh en 2015, excède de 25 % sa consommation, et dont les émissions de CO2 par kWh produit sont extrêmement faibles. Un accroissement de production est parfaitement inutile et encore bien moins avec une électricité aussi coûteuse.
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A la France ? Actuellement sa consommation est en baisse. On ne peut certes préjuger de ses besoins futurs. Mais pourquoi vouloir absolument les combler avec le mode de production d’électricité qui est et qui restera de très loin le plus cher, et cela pour enrichir des entreprises allemandes et créer de l’emploi en Allemagne ? Ne serait-il pas mieux d’ailleurs de continuer les efforts pour maîtriser la consommation ?

Ce n’est vraiment pas judicieux d’aggraver ainsi tout à fait inutilement la charge pesant actuellement sous forme de taxes et impôts divers sur les consommateurs, en particulier pour les plus pauvres. L’argent qui leur sera ainsi prélevé par la CSPE, qui est en ce qu’il faut bien appeler un impôt supplémentaire, mais qui ne dit pas son nom, n’ira pas à la consommation, mais au promoteur, et l’activité économique et l’emploi en seront affectés.

Nous avons donc là un projet qui est parfaitement illusoire pour la protection du climat et dangereux pour l’environnement. Il est inutile et très coûteux pour les Français, mais encore plus inutile pour la nouvelle Région. Il est particulièrement scandaleux que des sommes aussi énormes puissent être engagées avec une telle désinvolture.
Pourquoi alors est-il défendu par les élus d’Oléron et du Pays Royannais, qui pourtant, rappelons-le, ont été unanimes à s’opposer au projet d’extraction de granulats des Mateliers, lequel sera une piqûre de moustique comparé à ce qui attend la côte Ouest d’Oléron et le Pertuis de Maumusson si ce projet se réalise ? Et pourquoi est-il défendu par les associations officielles de défense de l’environnement, qui s’étaient pourtant également opposées au projet des Mateliers.

Le mieux pour le savoir est sans doute de leur demander ! 

Il est impératif qu’en toute transparence, la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de ce projet particulièrement opaque pour l’instant, pour une information honnête, sincère et complète de tous les habitants des secteurs concernés, et cela bien avant que le lancement d‘un appel d‘offres soit envisagé. 

 La puissance publique serait d’ailleurs bien inspirée, avant de lancer tout nouvel appel d’offre, de faire un retour d’expérience des centrales éoliennes marines dont la construction a été décidée en Bretagne et en Normandie, après quelques années d’observation.

Note :  l’électricité produite par les éoliennes est intermittente ! Quelles conséquences ? 

Les éoliennes transforment l’énergie mécanique du vent en électricité au moyen d’une dynamo.
Mais le vent est par nature irrégulier, et sa puissance varie comme le cube de sa vitesse. Ce qui signifie que si sa vitesse est divisée par deux, sa puissance est divisée par 2x2X2 = 8. Il en est de même par conséquent pour la puissance électrique délivrée par une éolienne.

La puissance électrique délivrée par une éolienne varie donc sans arrêt au cours du temps, parce qu’elle dépend de la météorologie et non de la volonté des hommes. On dit qu’elle est fatale, ou encore non commandable, en ce sens que l’homme ne peut la contrôler, sinon que dans le sens d’une diminution de production, en bridant ou en arrêtant l’éolienne.

D’autre part, une éolienne courante ne peut pas produire si la vitesse du vent est trop faible (moins de 10 km à l’heure), et s’il est trop fort, plus de 90 km à l’heure, elle doit être mise en drapeau pour des raisons de sécurité. Entre 50 et 90 km à l’heure, l’éolienne est bridée, et ne peut pas produire plus qu’elle ne le fait pour 50  km à l’heure. Les éoliennes modernes sont plus performantes, mais pas de manière vraiment significative.

Il en résulte : 

1- que la production d’électricité délivrée en une année par une éolienne, est très inférieure à celle qu’elle pourrait produire si elle tournait régulièrement toute l’année à son maximum possible de puissance. On mesure ses performances par ce qu’on appelle son facteur de charge, qui est le rapport de la quantité d’électricité réellement produite à la quantité qui pourrait être produite si elle tournait constamment à sa puissance maximale. En France, ce facteur de charge pour les éoliennes terrestre est en moyenne de l’ordre de 21 % actuellement, c’est-à-dire qu’une éolienne d’une puissance de 1 MW produit en moyenne  une quantité d’électricité de 1,84 GWh d’électricité par an, alors qu’en tournant constamment à se puissance maximale, elle  produirait 8,67 GWh  (l’année comprend 8760 heures). Il devrait baisser à l’avenir, les meilleurs sites étant déjà occupés. Les éoliennes en mer ont un meilleur facteur de charge, parce que le vent y est plus constant qu’à terre. Mais à Oléron, la distance à la côte sera insuffisante, et le vent moins favorable qu’en Europe du Nord. Il faut s’attendre à un facteur de charge d’environ 30 %, soit une production de 2,6 GWh par MW, mais un peu moins à l’arrivée sur le réseau, du fait des pertes de l’installation et des lignes électriques. La puissance installée prévue étant d’environ 500 MW, la quantité d’électricité réellement mise sur le réseau sera en moyenne d’environ 500 x 2,4 GWh= 1200 GWh (1,2 TWh). Elle sera variable selon les années en fonction des conditions météo.

2- que l’essentiel de la production d’une éolienne est produite par des vents forts, supérieurs à environ 40 km/h, mais pas trop ( moins de 90 km/h) pour des raisons de sécurité . Ces conditions ne sont réunies qu’un petit nombre de jours par an, 50 à 60. D’autre part, à l’échelle de l’Europe de l’Ouest, ces vents forts soufflent à peu près partout en même temps, ce qui veut dire que l’on ne peut compenser que faiblement un déficit de production dans un pays, par un excès de production dans un autre : tout le monde produit à peu près en même temps, et quand il y a une période de vents trop  faibles ( panne de vent), en général de deux à 3 jours, mais assez souvent d’une semaine et parfois de deux à trois semaines, on l’observe aussi à peu près partout en Europe. En outre la faible compensation qui existe ne pourra être exploitée que si l’on sillonne l’Europe de lignes à haute tension entre les différents pays producteurs.

3- que la production d’une centrale éolienne ne coïncide pratiquement jamais avec la demande d’électricité du consommateur. Il lui est donc parfaitement impossible, contrairement au slogan sans relâche martelé par les promoteurs qui est donc une imposture de plus, de fournir à elle seule la consommation électrique d’une ville de tant d’habitants. Remarquons d’ailleurs que la ville en question est purement théorique, puisqu’il n’existe aucune ville en France qui ait besoin de cette électricité.  Pour faire coïncider à chaque instant production et consommation, il faut adjoindre aux centrales éoliennes des centrales commandables à la demande, dites de back-up, qui doivent produire pour compenser leurs incessantes défaillances. Ces centrales de back-up produisent en fait beaucoup plus d’électricité que les centrales éoliennes. En Allemagne, ce sont des centrales à combustibles fossiles, surtout des centrales à charbon très polluantes, qui jouent ce rôle, d’où les émissions de CO2 très élevées de la production électrique allemande et une pollution atmosphérique dangereuse, entre autres par des microparticules et des oxydes de soufre et d’azote. En France, ce sont les centrales hydroélectriques et les centrales nucléaires qui sont surtout utilisées, d’où les émissions de CO2 extrêmement faibles du mix électrique français, et sa faible production de polluants atmosphériques.
Bernard Durand


Date de création : 16/03/2016 13:56
Dernière modification : 16/03/2016 13:56
Catégorie : - Energies
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