Recherche
 
Vous êtes ici :   Accueil > Les orchidées des coteaux charentais
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Calendrier

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.natvert.fr/data/fr-articles.xml

Une quinzaine de participants ont bravé une météo particulièrement menaçante pour venir admirer une flore et des biotopes que nous ne retrouvons pas chez nous. Jean Claude Querré, qui nous a déjà fait le plaisir de nous accompagner à la découverte des orchidées,  nous attendait à la gare de Taillebourg.

Rappelons que Jean Claude est un expert en orchidophilie, membre du conseil d'administration de la Société Française d'Orchidophilie Poitou-Charentes et Vendée.

Première étape en direction de Saint Hilaire de Villefranche, des Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) sont en pleine floraison sur le bord de route.

Jean Claude nous guide sur des petites routes et chemins creux à travers une campagne bocagère. Occasion d'admirer un  chêne majestueux, et furtivement deux oenicdèmes criards en vol.

Les participants sous la pluie Eglise et cimetière isolés en pleine campagne

Par contre déception en arrivant sur le site, des anciennes carrières, si la pluie est bien au rendez vous, beaucoup d'orchidées sont fanées.  Le gel nocturne récent a précipité le défleurissement.

On peut voir néanmoins l'Orphrys abeille (à gauche) et quelques Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora) à droite :

ophrys abeille orchis laxiflora

Le deuxième site, des prairies à flan de coteau près d'Annepont, nous réserve davantage d'observations. On en prend plein les yeux, que ce soit le paysage ou les fleurs et les papillons à nos pieds.

Ce sont des parcelles gérées par le CREN, que Jean Claude connait  bien puisqu'il en assure l'entretien annuel. Il est en effet primordial que le milieu reste ouvert et la végétation très basse, ce qui nécessite fauche et même broyage à l'automne, une fois que les graines sont arrivées à maturation. Les agriculteurs propriétaires peuvent mettre les prairies en pâture au début du printemps tant que les orchidées n'ont pas entamé leur développement.

Mais pas d'amendement et encore moins de pesticides, les orchidées sont extrêmement sensibles à la nature du sol. Elles ne peuvent se développer qu'en symbiose avec des champignons. Les michoryzes, association de la racine de l'orchidée et du champignon, sont bénéfiques aux deux parties : le champignon reçoit du sucre et des matières carbonées qu'il ne sait pas synthétiser, et l'orchidée de l'eau et des sels minéraux.
 

Cette année les tiges ne sont pas très hautes. Le manque d'eau en début d'automne n'a pas permis aux bulbes de constituer des réserves suffisantes pour une végétation très vigoureuse.
Tous nos remerciements à Jean Claude pour cette balade toujours très sympathique.


Date de création : 30/05/2016 10:14
Dernière modification : 30/05/2016 10:14
Catégorie : - CR Sorties Nature
Page lue 1830 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !